Tradition

La Tradition c'est quoi ?

Le Tir à l'Arc est un sport issu d'une tradition millénaire :

Après avoir été une arme pour la chasse puis pour la guerre, le Tir à l'Arc est devenu au cours des siècles un sport que l'on appelait autrefois "Le Noble Jeu de l'Arc"

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA RONDE DES FAMILLES D'ILE DE FRANCE

Les trois grandes Traditions de l'Archerie

 

Trois grandes Traditions fédèrent l'archerie Française:

Deux d'entre elles, la Saint-Sébastien et l'Abat l'Oiseau sont des traditions internes à chaque Compagnie.

Le Bouquet Provincial, lui, les réunit toutes:

LA SAINT-SÉBASTIEN

 

La plupart des clubs et Compagnies d'Arc fêtent la Saint-Sébastien autour du 20 Janvier et cela prend différentes formes suivant les us et coutumes de chaque association.  Depuis toujours, les corporations de métiers ont eu un Saint Patron, et les archers n'échappent pas à cette règle.  Sébastien ayant été suplicié par la sagitation, il etait naturel qu'il devint notre Saint-Patron

 1. Histoire de Saint Sébastien.

Le personnage de Saint Sébastien est principalement décrit dans Les Actes (Ve siècle), la Passio sancti Sebastiani (époque de Sixte III) et La Légende doré de Jacques de Voragine (fin XIIIe siècle).

Les Historiens et théologiens pensent que Sébastien serait né au IIIe siècle à Milan et mort à Rome, martyrisé en 288. C’est un saint militaire, il aurait été soldat et commandant de la garde prétorienne sous l’Empereur Dioclétien. Malgré sa charge il reste fervent chrétien et exerce une activité prosélyte.

Le premier et plus célèbre martyre de Saint Sébastien a été ce que l’on nomme la sagitation. Il a été transpercé par des flèches par deux soldats pour avoir soutenu le courage de Saint Marc et de Saint Marcellin qui étaient alors en prison. Malgré ses blessures, il reste en vie, soigné par Sainte Irène la veuve du martyre Castullus.  A la suite de quoi il défiera plus tard l’Empereur qu’il accuse de cruauté envers les chrétiens. L’Empereur Dioclétien le condamne alors à être flagellé et assommé dans le cirque, son corps est ensuite jeté dans la Cloaca Maxima ce qui rend impossible tous rites funéraires. C’est en rêve que Saint Sébastien indique à Sainte Lucine l’emplacement de sa dépouille afin qu’elle puisse être ensevelie selon les rites religieux chrétiens dans la Via Appia, aux cotés des apôtres Pierre et Paul.

De part son martyre et sa guérison, Saint Sébastien fait également parti des saints dit « thaumaturges », auquel on accorde des pouvoirs de guérisons. C’est ainsi qu’au Moyen Âge on le pensait capable de guérir de la peste, ce qui explique par conséquent cette grande popularité. En effet, on associe souvent, et aussi de façon antérieure, comme dans l’Illiade, l’image de la peste à des flèches, ce qui constitue un parallèle évident avec Saint Sébastien, son premier martyre et sa fonction de « depulsor pestilatis ».

  En Pratique :

La plupart du temps, les compagnies fêtent Saint-Sébastien le dimanche qui suit immédiatement la fête du Saint:  Ce Tir Traditionnel est une fête interne à chaque Club ou Compagnie;

1. Soit par un Tir sur cartes décorées. en général au Beursault. Celui qui aura réalisé la meilleure flèche de la partie (la plus près du centre) remportera l'os du gigot consomé au repas qui suivra le Tir, à charge par lui d'en faire un trophée pour l'année suivante.  Le Tir se fera parfois dans un gymnase si le club ou la Compagnie ne dispose pas d'un Jeu d'Arc ou si le temps ne permet pas de tirer dans le Jeu

 2. Soit par une Messe en l'honneur de Saint-Sébastien suivie d'un repas.

 

L'ABAT L'OISEAU

 

L'Abat l'Oiseau ou Tir du Roy précèdera l'Assemblée Générale de l'association et chacun se doit d'y participer: Ce Tir désignera le Roy de la Compagnie, qui par son tir, abattra le premier le petit oiseau de bois disposé au milieu de la carte Beursault à 50m pour les adultes (à partir de Cadet), ou à la perche verticale de 15m.

  Voici ce que disent les textes anciens :

 Art 163 - Au jour et à l’heure indiqués, les Officiers et Chevaliers doivent se trouver dans le jardin du tir, avec tambour et drapeau, les Chevaliers en uniforme, les Officiers revêtus des insignes de leurs grades. Toutefois, il n’est pas nécessaire que la majorité de la Compagnie soit réunie pour que le tirage commence: il suffit, pour cela, aussitôt qu’à sonné l’heure indiquée, de la présence de trois Chevaliers.

Art 164 - Le tirage se fait dans l’ordre suivant: l’Empereur ou les Empereurs par ordre d’ancienneté, d’abord; le Roi, ensuite; puis les Officiers, suivant leur rang; puis, les Chevaliers et Aspirants, suivant le rang qui leur a été assigné par le sort. Nul ne peut tirer hors de son tour, sous peine de nullité du coup. Pour éviter les discussions, la liste des tours est affichée dans le jeu, et chacun porte son numéro d’ordre sur quelque partie apparente du costume. Le secrétaire fait l’appel au premier coup seulement, et, à ce coup, de même qu’à tous les autres ensuite, le Chevalier absent au moment où le numéro qui précède immédiatement le sien vient de tirer perd son tour, sans pouvoir le reprendre si ce n’est au coup suivant.

Art 165 - L’oiseau peut se tirer à la perche, si les localités le permettent: sinon il se tire dans les buttes.

Art 166 - L’oiseau, du volume du pouce à peu près, les ailes et les pattes serrées contre le corps et ne faisant aucun relief, est placé devant le noir de chaque carte, à l’aide d’une tige à collet enfoncée dans la carte, tige sur laquelle il est fixé par la queue, au moyen d’un collage solide, mais sans fil de fer ou laiton.

Art 167 - Le tir à l’oiseau a lieu conformément aux règles générales du tirage, si ce n’est cependant qu’il y a ce jour là, par exception spéciale, dispense d’amendes pour ceux qui manquent la butte à l’un des deux premiers coups ou à tous deux.

Art 168 - Il faut, pour que l’abattage de l’oiseau soit bon et valable, que le corps de l’animal, et non pas seulement une de ses parties, soit abattu, et qu’il ait été touché de la pointe de la flèche, ce qui se constate par la marque que laisse le coup.

Art 169 - Si l’oiseau n’est pas abattu à la fin de la première journée, on désigne, avant de se séparer, un autre jour pour continuer, en indiquant l’heure où doit commencer et celle où doit finir le tirage, qui a lieu, le second jour, dans le même ordre et suivant les mêmes règles que le premier jour.

Art 170 - Lorsque l’oiseau a été abattu, celui qui a fait le coup reste sur le pas, tandis que les Chevaliers présents vont relever l’oiseau et constater si l’abattage est bon et valable. Dans le cas de décision négative, l’oiseau est remplacé par un autre, et le tirage continue. Dans le cas de décision affirmative, l’oiseau est rapporté à celui qui l’a abattu par le capitaine ou l’officier du plus haut grade, à la tête de la Compagnie, qui s’avance, avec tambour et drapeau, par l’allée centrale du jeu, qu’on appelle pour cette raison allée du Roi; le capitaine donne l’accolade au vainqueur, le proclame Roi, lui passe au cou le cordon, insigne de sa dignité, et lui remet immédiatement le prix voté par la Compagnie.

Art 171 - Le Roi proclamé, il n’y a plus d’Officiers, et ceux de l’année précédente se dépouillent de leurs insignes, qu’ils déposent entre les mains du nouveau Roi.

Art 172 - Une assemblée se forme, aussitôt après, pour procéder à la nomination des Officiers. C’est le Roi qui préside, et les élections se font en la forme et sous les conditions prescrites par l’article 49.

L’assemblée ne peut toutefois se former qu’autant qu’il y a plus de la moitié des Chevaliers de la Compagnie présents. Si l’on n’est pas en nombre, l’assemblée pour la nomination des Officiers est remise au dimanche suivant.

Art 173 - Dès que la nomination des Officiers est achevée, le Roi déclare la Compagnie constituée pour l’année et remet la présidence au capitaine. Celui ci fait immédiatement dresser par le secrétaire un contrôle de la Compagnie, qui indique les noms et adresses du Roi, des Officiers, Chevaliers, Aspirants et Honoraires, rangés par ordre d’ancienneté de réception, et qui reste affiché dans la salle de réunion.

Art 174 - En échange du prix qu’il a reçu de la Compagnie, le Roi offre à son tour à ses camarades un prix dont les conditions seront indiquées plus loin, (art. 220, 225, 226,227).

 

 

LE BOUQUET PROVINCIAL

La journée du Bouquet constitue la Cérémonie d'Ouverture du plus grand concours de Tir à l'arc de France.

Cette journée est composée de 5 temps forts qui doivent tous être réalisés pour que le Tir du Bouquet puisse commencer.

1er temps: Le Salut aux drapeaux.

Les drapeaux des Compagnies qui participent au défilé viennent saluer le drapeaux de la Compagnie organisatrice en signe de respect.

2ème Temps:  l’échange des Bouquets.

La Compagnie ayant organisé le Bouquet précédemment dans la même Ronde vient offrir le Bouquet à la Compagnie organisatrice et cela constitue le gage d'amitié que s'échangent les Compagnies d'Archers depuis des siècles

3ème Temps:  La Parade.

La Parade voit défiler dans la ville décorée pour l'occasion, au son des fanfares et avec des chars fleuris, plus de 300 Compagnies d'archers venus de toute la France.

4ème Temps:  La Messe du Bouquet.

La Messe du Bouquet permet de bénir les Drapeaux, et au travers d'eux, les Compagnies et les archers qui les composent et ainsi de pouvoir participer au tir de Bouquet qui aura lieu pendant 4 mois.

5ème Temps:  La partie de Vin de Jardin.

Ce tir de cérémonie se fait avec la participation des officiels du Bouquet (Président de la FFTA, de la Ronde, l’évêque qui a célébré la Messe, les élus de la municipalité, etc...) et avec la Compagnie qui offre le Bouquet;  Par le Tir de ces flèches d'honneur, le Tir du Bouquet est déclaré ouvert.

 

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